La force pour celui qui est fatigué

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La force pour celui qui est fatigué

Esaïe 40.29-31

Il ( Dieu) donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer.

Quelle promesse, alors que tout le monde ne fait que se plaindre qu’il est fatigué, stressé, ou que la déprime le guette! Notre société est épuisante, toujours en mouvement. Nous sommes sans cesse confrontés à des choix, à la compétition, nous sommes aspirés par une spirale d’activités et de luttes qui sont sans fin! Ce qui est marrant, c’est qu’Esaïe met directement en cause les jeunes. Pourquoi?

Ce qui est marrant, c’est qu’Esaïe met directement en cause les jeunes. Peut-être parce qu’on a plein de projets dans la tête ou parce qu’on se fatigue plus à cause de petits détails qui prennent une grosse importance, comme la dernière coupe de cheveux ou qu’est-ce qu’on pense si… ou je sais pas comment lui dire cela… ou pourquoi il m’a dit ça… et elle ne m’aime pas… Autant de pensées qui tourbillonnent dans notre tête et qui, bien souvent, sont plus qu’anodines face à la vraie vie. Mais des questions lourdes nous guettent aussi comme des ombres noires et menaçantes à chaque coin de rue.
Alors ce verset m’apparaît comme un «ouf» de soulagement! Certaines conditions sont pourtant requises:

1. Croire que Dieu est au-dessus des circonstances et qu’il veille sur nous. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les versets précédents: Pourquoi dis-tu, Jacob, et pourquoi affirmes-tu, Israël: "Ma situation échappe à l’Eternel, mon droit passe inaperçu de mon Dieu?" Ne le sais-tu pas? Ne l’as tu pas appris? C’est le Dieu d’éternité, l’Eternel, qui a créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas. Son intelligence est impénétrable.
En gros, Esaïe nous demande de mettre en pratique ce que nous croyons à propos de la personne de Dieu. Qu’as-tu appris sur Dieu? L’as-tu mis en pratique? Ou t’es-tu endormi sur un banc au fond de l'église?

2. Faire la démarche volontaire d’aller vers Dieu pour reconnaître notre fatigue. Je crois que c’est une clé de la relation avec Dieu. Tant que nous nous en sentons capables, souvent nous fonçons tête baissée, jusqu’au moment où nous sommes épuisés. Je crois que Dieu aimerait mieux gérer les petites fatigues quotidiennes que les urgences de gros craquage!!! (Si je peux le dire ainsi!) Faire une démarche volontaire, ce n’est pas faire une prière de superstition où, chaque jour, on récite trois mots pour bénir la journée, mais c’est se sentir habité par l’Esprit de Dieu et chaque jour chercher sa présence, penser à Dieu et lui remettre les petits tracas quotidiens. C’est faire de la pensée de Dieu la nôtre!
Hahah! Cela veut dire connaître la pensée de Dieu. A chacun d'en tirer les conclusions.

3. S’envoler comme un aigle ne veut pas dire planer à 5000 km au-dessus de la terre mais plutôt se reposer sur Dieu et sur ses promesses pour voir que la vie est bien peu de chose. Nous ne sommes pas le centre du monde. Relativise tes situations et avance un pas après l’autre en tenant compte du formidable appui que tu as dans l’Eternel, le Créateur, le Père et le Sauveur et, comme le dit si bien Jean, l’Alpha et Oméga (le A et Z de toute chose).
Nous pouvons lui faire confiance les yeux fermés!

Fatigués?
Ne laissons pas la fatigue s’installer entre Dieu et nous, mais disons-lui combien nous avons besoin de sa force pour survivre dans cette jungle!